Lors de mon séjour au Japon, j’ai décidé de faire une petite escapade pendant les vacances de printemps à Taïwan. C’est une destination à laquelle je n’aurais jamais pensé si je n’y avais pas connu des gens. Addison et I-Chih, deux taïwanaises rencontrées durant mon séjour à Jérusalem, étaient une très bonne raison pour me rendre sur cette île dont je ne connaissais rien.

 

Quelques mots à propos de Taïwan

Taïwan est une petite île sur la côte chinoise. Sa situation est un peu compliquée à comprendre et à expliquer mais je vais faire de mon mieux.

  • C’est un état chinois avec son propre gouvernement
  • II possède sont propre système éducatif, de transports et de santé… dont la majorité est basée sur le système japonais, traces de l’occupation japonaise de l’île de 1895 à 1945
  • Officiellement l’île est appelée République de Chine (qui est différente de République Populaire de Chine), cet état a été crée par un groupe de dissidents qui ont quitté la Chine continentale pour créer la RdC qui est selon eux le gouvernement légitime de Chine.
  • Ce gouvernement a même représenté la chine à l’ONU jusqu’en 1971 date à laquelle la RPC a prit le siège.
  • De nos jours, la RPC clame sa souveraineté sur Taïwan et refuse d’avoir des relations diplomatiques avec les pays reconnaissants la RdC

En tant qu’occidentaux, on connait Taïwan notamment dans le domaines des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle… pourtant c’est un pays qui a beaucoup à offrir, qui est plein de surprises et d’endroits étonnants. J’ai absolument adoré mon séjour sur l’île, d’une part parce que son peuple est d’une politesse et d’une gentillesse incroyable tout en étant relax et agréable. La nourriture peut se relever étrange mais très souvent excellente et les paysages sont magnifiques.

En bref, vous allez découvrir au long de ces prochains articles mon séjour à Taïwan, mes habituelles photographies et quelques phrases d’accompagnement. Je regrette seulement de ne pas avoir été plus assidue sur mon carnet de voyage car il me manque au final pas mal d’infos de lieux visités etc.

Jour  1 &2  –  Taipei la Capitale

Je suis arrivée à Taïwan très tôt le matin après une nuit courte à l’aéroport Haneda de Tokyo. Addison et son petit ami sont venus me chercher à l’aéroport. La première chose intelligente que j’ai pu faire c’est de prendre un abonnement pour la durée de mon séjour me donnant un accès internet illimité à peu près partout. Il ne faut pas négliger le fait que le pays n’est pas anglophone partout et google maps m’a dépanné un bon nombre de fois.
La seconde chose c’est qu’on est allé mangé. Il faut l’avouer, les taïwanais (tout comme les japonais d’ailleurs) ont une relation particulière à la nourriture.
Dès mon arrivée nous avons donc commencé par prendre une omelette farcie de fromage et de légumes dans un des bouibouis du coin. La première journée s’est résumée en un déjeuner (pour changer!) et une déambulation dans Taipei avec la visite notamment du Zhongzheng District, quartier où se trouvent les bâtiments du gouvernement.

 

Le soir même j’ai compris donc cette relation entre les Taïwanais et la nourriture. Avec la famille de Addison nous avons roulé plusieurs kilomètre (environ à une heure de Taipei) jusqu’à la ville de Yilan pour manger dans un restaurant traditionnel qui s’est résumé à un plat différent toutes les 10-15 minutes et ce une bonne dizaines de plats… La partie la plus fun étant la tablée d’à côté qui buvait de l’alcool de riz (Shaoxhing) et qui a finit bien ivre… Pour finir la soirée, on a fait un arrêt à Pinxi, un village enclavé dans une vallée par laquelle passe un train et où se rendent les taïwanais pour le nouvel an chinois. Ils y achètent un lampion, écrivent un voeu sur une des faces (une pour la santé, une pour l’amour, une pour l’argent et une pour l’amitié il me semble) et puis le lâchent pour qu’il s’envole.

La ville de Taipei est un nid de diversité architecturale où les temples partagent leur place avec des résidences que la végétation prend d’assault et de nouveaux bâtiments ultra modernes qui rappellent au touriste que c’est un pays en pleine émergence économique.

J’ai eu la chance d’arriver en plein durant la période du festival des lanternes qui succède au nouvel an chinois. C’est une période où les temples et certains parcs se remplissent de lampions et de lanternes de tous types. 

Un bon plan est de gravir la Montagne de l’Elephant pour avoir une vue sur le skyline de la ville. Il suffit de descendre à l’arrêt Xiangshan station (象山) – Ligne Rouge. La montée dure à peu près 20 minutes et est le départ randonnées sur les collines environnantes.

La journée où j’en ai fait l’ascension la météo n’était malheureusement pas au rendez-vous, entre les nuages et la pollution la vue n’était pas non plus la plus impressionnantes mais elle reste agréable à voir. Il ne faut en effet pas oublier qu’en tant que pays en voie de développement, Taipei fait malheureusement partie de ces villes ou la pollution est très présente. La majorité de la population se déplace en scooters et les usines de la côte ouest contribuent à cela. Il ne faut néanmoins pas négliger l’engagement de la population, de certaines start-up et des villes pour l’amélioration de la pollution grâce à la mise en place d’aides financières pour l’achat de scooters électriques comme par exemple Gogoro (que vous pouvez trouvez de nos jours à Paris en e-scooter)

C’est peut-être l’occasion de s’acheter un casque moto… le choix y est assez fabuleux!
Pour les personnes en recherche de culture, Taipei reste une capitale avec des musées. J’ai eu personnellement la chance de me rendre au Fine Art museum qui était réellement super.
Autrement allez déambuler dans le quartier de Ximending. C’est LE quartier de la jeunesse, de la culture et des hipsters… (en quelque sorte)
Ne loupez pas le Red House , un marché construit par un japonais au début du XXème qui a été théâtre puis suite a un incendie a été rénové dans les années 2000 avant de devenir un espace de boutiques pour artisans et artistes locaux.