C’est mon premier hiver en Abitibi. Est-ce que je l’ai bien vécu? plutôt oui! 
L’hiver abitibien est long – un peu trop long même! La première neige est tombée le 1er novembre et la dernière début juin. 5-6 mois complets d’hiver , un mois et quelques de dégel, de changements de températures radicales  pour arriver enfin au printemps. 

L’hiver est donc long, il est très froid mais il a l’avantage d’être sec et donc beaucoup plus facile à supporter que les -5°C de Montréal ou, encore pire, de Québec. En plus, la neige étant au rendez-vous, cela offre un grand nombre d’activités à faire durant toute la saison : pêche sur glace, ski de fond, ski de descente, randonnées en raquettes, patinage sur glace (sur le lac Osisko à Rouyn!), ski de randonnées, ski hors-piste, ski-doo … et j’en oublie sûrement!

Fin février début mars, pile avant la crise sanitaire, mon père est venu nous rendre visite pour deux semaines. Ça a été l’occasion de profiter un maximum de tout ce que la région a à nous offrir durant l’hiver. 

Première pêche sur glace

L’une d’entre elle, la pêche sur glace, a occupé plusieurs de nos samedis et dimanches. Bryce a fait l’acquisition ,en début d’hiver, d’un ensemble d’outils pour la pêche sur glace d’occasion. La première pêche sur glace a été surement la plus difficile. La matinée avait été douce, mais dans l’après-midi les températures avoisinaient le -30°C et étaient accompagnées d’un vent glacial. 

Les brimballes sont les cannes à pêche pour la pêche sur glace. Il en existe de tous les types, des plus sophistiquées que d’autres. Certaines ont un petit drapeau voir même une clochette qui se déclanche quand ça mord. Il faut être constamment à l’affût surtout quand il y en a un bon nombre. 

Quand il fait – 30°C les trous gèlent très vite. Pour éviter ça, on utilise des cuillères, type écumoir, pour casser la glace et la retirer. Personnellement j’adore faire ça!  

Les locaux ont pour la pluspart des cabanes à pêche. Installées dès que la glace le permet, elles offrent un abri quand le vent se lève ou que t’as envie de faire une sieste. Il y a quasiment toujours un petit poële histoire de se réchauffer..

Résultat de la pêche, un beau brochet qu’on a dégusté le lendemain midi!

Mon premier match de hockey

Qui dit Canada dit Hockey ! L’équipe locale les Huskies ont eu une excellente saison l’an dernier en gagnant la finale. Cette année, l’équipe a pas mal changé et les scores étaient pas mal mitigés. 

On a été voir un de leurs match (où ils ont malheureusement perdu) mais c’était un super expérience! On devait y aller quand mon père était là mais les match ont été annulés à cause de la COVID-19… dommage!

mon père eN VISITE

Mon père est donc arrivé mi-février pour un peu plus de deux semaines. Le but était de lui faire vivre un vrai hiver abitibien! Ancien alpiniste et skieur, il est venu assez équipé pour une expédition au pôle nord. 

Les journées de la semaine, il a passé son temps à découvrir notamment Rouyn et ses alentours. Le premier week-end on est allé pêcher sur le lac Beauchastel à quelques kilomètres de Rouyn-Noranda, ensuite je l’ai emmené à Montréal et on a passé le second week-end au lac Turgeon au nord de la Sarre au chalet de Jean-Michel. Il devait repartir un vendredi mais son vol a été annulé pour cause de tempête de neige (ça arrive assez régulièrement par ici), on en a profité pour l’emmener skier au Mont Kanasuta.

Installation des brimballes 

Première touche une petite perchaude. 

La belle prise de Gabrielle : un beau brochet!

Direction le Lac Turgeon

Rencontre avec un beau geai bleu

Nathalie et Marco avec leur petite tente de trappeur! On croirait pas mais il fait chaud la dedans quand le poële est lancé. 

Petite balade à la forêt de Kiwanis sur la piste du Renard. Mon père avec sa chapka faite maison en peau de lapin. En tout cas il a beaucoup apprécié son séjour! 

La visite au  L’Gros Trappeur

Pour finir le séjour de mon père je l’ai amené au Gros Trappeur, un magasin de trappe qui se trouve à Nédélec environ à 1 h au sud de Rouyn-Noranda (je vous en parlait déjà dans notre voyage direction Les chutes du Niagara). Cette fois-ci on a eu la chance de pouvoir voir les coulisses – là où tout se passe et de s’entretenir avec les propriétaires des lieux.
La viande des animaux qu’ils trappe est consommée par sa famille, les fourrures sont préparées dans l’atelier, les os sont utilisés pour réaliser des bijoux ou donnés aux autochtones tous comme les glandes surrénales des castors. Ils s’en servent notamment pour des raison médicales. 
Les fourrures sont, pour la majorité, transformées en vêtements, tuques, chaussures, gants etc.
Bryce a la chance de posséder une chapka en peau de castor et honnêtement on ne peut pas comparer le confort, la chaleur et la respirabilité de la fourrure face aux fourrures synthétiques. Ce qui, quand il fait -30°, n’est clairement pas négligeable. 

Petites photos bonus